Miroir Claudel (folie un autre mot pour amour)

 Création professionnelle

Théâtre de l'Etreinte et théâtre du Mordoré

avec Sarah Mesguich Camille

William Mesguich Paul

Mes Véronique Boutonnet

Théâtre Le Lucernaire (Paris) du 7 janvier au 26 Février 2027




Présentation autrice

Louise Caron est dramaturge et anime des formations à l’écriture théâtrale en région PACA (Master théâtre et écritures, Université d’Avignon, Conservatoire d’Avignon et au sein du Collectif La réplique). Titulaire d’un doctorat en Neurobiologie et en Biochimie, elle a été enseignante chercheure à l’Université Pars 13. Parallèlement, elle s’est formée à l’art du comédien au Théâtre École de Montreuil sous la direction de Jean Guerin, puis au TEP sous celle de Guy Rétoré et de George Werler. Depuis 2007, elle se consacre à l’écriture. Dix-sept de ses pièces ont été publiées (Eds Lansman, La Librairie théâtrale, Les Cygnes, L’Harmattan, Les Mandarines...) parmi les quelles onze ont reçu des distinctions, quatre ont été jouées au Festival d’Avignon et en tournée. Ses romans sont publiés aux Eds. Les Forges de Vulcain-Anne Carrière et ses nouvelles aux Eds. Antidata. Louise Caron est membre du CA des Écrivaines et Écrivains associés du théâtre.


Note d’intention

L’envie d’écrire cette pièce est née de la lecture i) de l’abondante correspondance de Camille Clausel dont j’admirais déjà les sculptures et ii) des œuvres poétiques et théâtrales de Paul dans lesquelles sa sœur apparait comme une ombre.
La sombre et longue période d’internement de la sculptrice a été une source d’inspiration utilisée par nombre de dramaturges pour faire de Camille, enfermée parmi des folles, un personnage tragique du théâtre contemporain.  
L’originalité de la pièce Camille et Paul, folie un autre mot pour amour réside dans l’abord des relations entre le frère et la sœur. Paul très âgé se remémore une visite à Camille au lendemain de la rétrospective de décembre 1905 où les œuvres de l’artiste malade ont été exposées à Paris. L’espace de cette matinée, ils se retrouvent dans une parenthèse onirique de souvenances où la complicité enfantine resurgit escortée des inévitables rancunes. 
Deux artistes de génie entrelacent leurs points de vue sur la famille, l’art, la foi, le rôle de la femme, de la femme-artiste, la tentation, l’amour... L’un est le miroir de l’autre. Tout les oppose et pourtant tout les lie. Nous entendons leurs voix entrer en résonnance. 
Cette pièce porte un regard sans jugement sur le lien complexe qui unit la sœur et le frère, tous deux frappés par une vocation artistique, rarement exempte de démesure pouvant conduire vers la folie. Et puis il y a l’élément fictionnel – la lettre que Paul promet d’écrire à Camille... C’est là qu’intervient le SI magique que le théâtre autorise.






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